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stat can 40020 juillet 2020

Après avoir enregistré une baisse sans précédent de 21,4 % en avril à cause de la pandémie de COVID-19, les ventes du commerce de gros ont augmenté de 5,7 % pour atteindre 52,6 milliards de dollars en mai. Une croissance des ventes a été enregistrée dans six des sept sous-secteurs, lesquels ont généré environ 78 % du total des ventes en gros. Exprimées en dollars, ce sont les ventes du sous-secteur des matériaux et fournitures de construction ainsi que celles du sous-secteur des véhicules automobiles et pièces et accessoires de véhicules automobiles qui ont le plus contribué à la hausse.

Exprimées en volume, les ventes du commerce de gros ont progressé de 5,2 %.

Répercussions de la COVID-19 et reprise des activités

Après avoir augmenté de 1,7 % en janvier pour se chiffrer à 65,1 milliards de dollars, les ventes du secteur du commerce de gros ont diminué de façon marquée en raison de la pandémie de COVID-19 et des fermetures des chemins de fer qui l'ont précédée. De février à avril, les ventes en gros de biens ont reculé de 15,3 milliards de dollars. La croissance de 2,8 milliards de dollars enregistrée en mai vient compenser 18,4 % de la baisse affichée en 2020. Les ventes en gros réalisées en mai sont demeurées inférieures de 12,5 milliards de dollars (-19,2 %) au niveau observé en janvier.

Environ 60 % de l'écart entre les ventes de janvier et celles de mai est attribuable au sous-secteur des véhicules automobiles et pièces et accessoires pour véhicules automobiles. Malgré les barrages ferroviaires, les ventes de ce sous-secteur ont affiché une hausse en février, avant d'enregistrer un recul de 8,6 milliards de dollars au cours des mois combinés de mars et d'avril. Même si les ventes de ce sous-secteur ont augmenté de 1,0 milliard de dollars en mai, elles étaient tout de même inférieures de 7,5 milliards de dollars au plus récent sommet atteint en février, et elles étaient inférieures de 7,2 milliards de dollars (-63,2 %) au niveau observé en janvier 2020. La tendance des ventes reflète en grande partie le fait que les fabricants aient fermé leurs portes pendant tout le mois d'avril et une partie du mois de mai. La plupart des grossistes de véhicules automobiles et pièces et accessoires pour véhicules automobiles disposaient de peu de stocks à vendre puisque les fabricants canadiens de véhicules automobiles ont vu leurs ventes chuter de 97,8 % en avril, lesquelles n'ont repris que partiellement en mai. Toutefois, cette tendance n'était pas généralisée à l'échelle du sous-secteur. Certains grossistes de véhicules automobiles et pièces et accessoires pour véhicules automobiles ont pu accéder à des stocks disponibles ou en transit et ainsi réaliser des ventes en avril. Au chapitre des ventes, ces entreprises ont atteint un creux en mai plutôt qu'en avril, malgré le début de la reprise des activités économiques en mai.

À titre de comparaison, le sous-secteur des produits alimentaires, des boissons et du tabac n'a pas subi de choc d'une ampleur comparable à celle des autres sous-secteurs. Les ventes générées par ce sous-secteur en mai étaient inférieures de seulement 2,1 % aux ventes affichées en janvier. De nombreux facteurs permettent d'expliquer cette situation. En règle générale, les produits alimentaires constituent un sous-secteur stable qui est moins susceptible d'être touché par les chocs économiques puisque la demande de produits alimentaires se maintient en grande partie. Ainsi, la plupart des épiceries sont demeurées ouvertes tout au long de la pandémie. De plus, les grossistes de produits alimentaires, de boissons et de tabac ont affiché des ventes élevées en mars, en hausse de 8,6 %, et ce, malgré le début de la pandémie. Les consommateurs qui ont fait des réserves au début de la pandémie pourraient être en partie à l'origine de cette augmentation. Après avoir enregistré une baisse de 11,4 % en avril, les ventes ont crû de 3,4 % pour atteindre 12,1 milliards de dollars en mai. Les ventes en mai se situaient à un niveau inférieur de 258,0 millions de dollars à celui affiché en janvier, et inférieur de 1,1 milliard de dollars au plus récent sommet atteint par le sous-secteur en mars. Les ventes en gros de produits alimentaires et de boissons au cours de cette période reflètent une activité semblable dans le secteur du commerce de détail, où les ventes des magasins de produits alimentaires et de boissons ont augmenté de 23,5 % en mars avant de reculer en partie en avril. À l'inverse, les ventes générées par les services de restauration et les débits de boissons ont chuté de 58,6 % de février à avril.

Les ventes réalisées par les autres sous-secteurs en mai étaient inférieures de 5,0 milliards de dollars (-12,2 %) aux niveaux observés en janvier.

Malgré les hausses des ventes affichées en mai, la COVID-19 a tout de même eu un effet négatif considérable sur les grossistes; 73 % d'entre eux ont déclaré que la pandémie avait eu des répercussions sur leur entreprise, en baisse de seulement 7 points de pourcentage par rapport au mois précédent. De plus, aucun sous-secteur ne semble avoir échappé aux répercussions de la COVID-19 en mai étant donné que le pourcentage des grossistes qui affirmaient avoir subi des répercussions de la COVID-19 allait de 64 %, au plus bas, dans le sous-secteur des produits alimentaires, des boissons et du tabac, à un sommet de 86 % dans le sous-secteur des articles personnels et ménagers.

Les grossistes estimaient que la COVID-19 avait entraîné une diminution des ventes de 16,5 milliards de dollars. Plus de la moitié de ces pertes étaient attribuables au sous-secteur des véhicules automobiles et pièces et accessoires de véhicules automobiles.