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Journée de l’ÉFC à Ottawa 2024 : L’analyse de rentabilité pour accélérer la transition du Canada vers un avenir carboneutre

1-avril-2024

Par Blake Marchand

Les 26 et 27 février, les dirigeants et les membres d’Électro-Fédération Canada (ÉFC) ont retourné sur la Colline du Parlement pour leur deuxième « Journée d’Ottawa » afin de défendre les intérêts de leurs membres et de l’industrie de l’électricité et de l’automatisation, alors que le pays continue de progresser vers la zéro émission nette.

L’objectif principal de la délégation est d’impliquer les principaux membres de l’industrie dans la planification et la mise en œuvre des efforts de décarbonisation afin d’atténuer les impacts du changement climatique grâce à l’électrification. Grâce à leur expertise collective et en s’appuyant sur la délégation de l’année dernière, EFC et ses membres ont voulu axer leurs discussions cette année sur l’urgence de mettre en œuvre des signaux politiques positifs pour attirer les investissements.

Ces dernières années, les problèmes liés à la chaîne d’approvisionnement ont eu des répercussions sur tous les aspects de notre économie. Compte tenu des délais serrés pour la mise en œuvre de l’énergie carboneutre, il est essentiel de consulter l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement pour comprendre quelles sont les technologies existantes et comment mettre en œuvre des solutions de manière efficace. Comme ÉFC soutient l’industrie canadienne des fabricants, des distributeurs, des agents et des fournisseurs de services sur le terrain — qui conçoivent, développent, distribuent et installent des produits électriques et d’automatisation qui ont un impact sur tout, du réseau électrique aux bâtiments intelligents, aux maisons intelligentes, à l’automatisation industrielle et à l’électrification des transports, du chauffage et plus encore — ils sont particulièrement bien placés pour fournir une expertise pratique et logistique dans le développement, la mise en œuvre et la distribution des technologies nécessaires pour faciliter une économie carboneutre.

La délégation de cette année comprenait 26 dirigeants membres du ÉFC, 4 membres du personnel du ÉFC et 24 entreprises membres représentées. Le groupe a tenu des réunions avec Transports Canada, Ressources naturelles Canada, Environnement et Changement climatique Canada, et Innovation, Sciences et Développement économique Canada. Il a également rencontré des députés et des sénateurs qui ont des intérêts directs dans l’énergie et les ressources naturelles, l’environnement et le changement climatique, les transports, le commerce et le développement économique.

« Ce que je trouve si rafraîchissant et si surprenant », note Carol McGlogan, présidente-directrice générale d’ÉFC, « même la première fois que nous l’avons fait, c’est le plaisir qu’ont les membres du conseil d’administration, leur enthousiasme et leur engagement sur le sujet, et la fierté qu’ils éprouvent à faire partie de l’industrie ». Ce qui témoigne de la motivation des membres d’ÉFC à influer sur la progression du Canada vers une économie durable basée sur l’électricité.

« C’est vraiment agréable d’être entouré d’un groupe de leaders de l’industrie qui se sentent si bien et si fiers. »

Les réunions de 2023 et 2024 ont pour but de donner au ÉFC l’occasion de renforcer ses relations avec les principaux législateurs. En rencontrant les décideurs, l’ÉFC renforce sa position de conseiller sur les politiques liées aux chaînes d’approvisionnement, à l’efficacité énergétique, au changement de combustible dans les bâtiments, à la modernisation du réseau, à l’infrastructure de recharge des véhicules électriques — tout en promouvant la nécessité de solutions efficaces sur le plan énergétique, en soulignant le potentiel de leurs membres à contribuer à la réduction des émissions, et en stimulant la croissance économique dans le processus. Ce dernier point était au cœur de leur message cette fois-ci. Ils voulaient promouvoir l’analyse de rentabilité de l’énergie carboneutre, parce qu’il existe une énorme possibilité de stimuler l’économie, de créer des emplois et d’attirer des investissements.

Il y a une poussée mondiale vers une économie basée sur l’électricité, carboneutre, augmentant le paysage concurrentiel pour l’investissement, ainsi que l’offre et la demande des produits et des technologies nécessaires à cette transition. L’industrie et les pouvoirs publics doivent donc investir davantage dans les capacités locales et l’offre mondiale.

Le gouvernement fédéral a émis plusieurs signaux politiques positifs avec son projet de règlement sur l’électricité propre, la norme de disponibilité des véhicules électriques, les crédits d’impôt à l’investissement, ainsi que des programmes de financement tels que ÉRITE (Programme des énergies renouvelables intelligentes et de trajectoires d’électrification), Initiative canadienne pour des maisons plus vertes, PIVEZ (Programme d’infrastructure pour les véhicules à émission zéro), Programme d’innovation énergétique.

Cependant, des signaux politiques supplémentaires comme ceux-ci sont nécessaires pour que le Canada atteigne ses objectifs d’électrification dans le contexte actuel en ce qui concerne le réseau, l’efficacité des bâtiments et l’infrastructure des VE. Il s’agit notamment d’étendre les crédits d’impôt pour les infrastructures (CII), de finaliser les réglementations et la stratégie en matière d’électricité propre, de s’engager à rénover en profondeur les bâtiments et à changer de combustible, ainsi que d’aligner les codes nationaux de l’énergie et du bâtiment sur les objectifs d’électrification.

L’élargissement des programmes de financement liés à l’électrification et à la transition énergétique et l’amélioration de la résilience de la chaîne d’approvisionnement en ce qui concerne les minéraux/métaux critiques nécessaires à l’électrification élimineront les obstacles à la capacité du Canada d’atteindre les objectifs de consommation carboneutre.

« Cette année, notre ton a été celui de l’accélération des efforts et de la nécessité de signaux politiques positifs », explique Mme McGlogan. « Si vous êtes un fabricant national et que vous ne disposez pas de ces signaux politiques positifs, vous hésiterez à développer vos activités. Et si vous êtes un fabricant mondial, vous avez besoin de ces signaux politiques positifs afin de pouvoir tirer des stocks d’autres régions du monde ».

L’usine de fabrication de batteries pour véhicules électriques de Volkswagen est un bon exemple de l’intérêt commercial d’un réseau carboneutre. VW a choisi l’Ontario plutôt que l’Oklahoma parce que le réseau de l’Ontario est plus propre.

De plus en plus, les entreprises intègrent des mandats de décarbonisation dans leurs activités et leur gouvernance, ce qui inclut des engagements en matière de consommation carboneutre. Un réseau carboneutre est essentiel pour atteindre ces objectifs et attirer les investissements de ces entreprises. C’est pourquoi il est si important que les gouvernements fédéral et provinciaux signalent à l’industrie qu’ils prennent au sérieux les objectifs de consommation carboneutre en établissant des cadres politiques qui encouragent l’investissement.

Dans le cadre de la première Journée d’Ottawa d’ÉFC, l’accent a été mis sur la présentation de l’organisation aux représentants du gouvernement et sur l’explication des activités d’ÉFC et de la manière dont elle représente les fabricants, les distributeurs et la chaîne d’approvisionnement de l’industrie électrique au Canada. Cette année, l’accent a été mis sur l’analyse de rentabilité de l’électrification. Les élections fédérales n’étant pas loin, il était important de parler des avantages économiques de l’électrification d’une manière impartiale.

Les réunions ont été stratégiques en ce sens qu’elles ont permis d’associer des membres du ÉFC travaillant dans les mêmes juridictions que les députés, les sénateurs et les représentants du gouvernement qu’ils rencontraient. Mme McGlogan a donné l’exemple d’un député de la Saskatchewan qui soutenait le charbon, mais qui était également favorable à l’implantation d’entreprises dans cette province. L’objectif de cette réunion était donc de présenter l’électrification comme un moteur d’investissement pour un membre de l’ÉFC ayant des activités de fabrication en Saskatchewan et un intérêt professionnel dans le succès de l’économie provinciale.

La délégation de la Journée d’Ottawa permet au ÉFC de participer au processus de consultation au-delà de l’événement de deux jours. Mme McGlogan a expliqué qu’à l’issue de la réunion officielle, la délégation est inscrite sur une liste de consultation officielle qui lui permet de consulter le gouvernement sur les politiques, les réglementations et les stratégies. Le ÉFC a pris part à plusieurs consultations au cours de l’année écoulée, au cours desquelles le gouvernement pose des questions officielles auxquelles le ÉFC apporte une réponse officielle. Pour faciliter ce processus, l’ÉFC a créé le Réseau pour un Canada plus vert et électrifié, qui se compose d’un comité sur le réseau, d’un comité sur les bâtiments et d’un comité sur les véhicules électriques, composés de chefs de file de l’industrie dans ces domaines respectifs.

« Le travail de ces trois comités consiste à fournir un contenu continu afin que, lorsqu’on nous demande une soumission, nous ayons les réponses au bout des doigts. »

À l’avenir, l’ÉFC continuera à consulter le gouvernement fédéral, tout en s’engageant avec les gouvernements provinciaux sur des initiatives similaires à la « Journée d’Ottawa ». Jusqu’à présent, il est en train d’établir des délégations avec la Colombie-Britannique, l’Ontario et le Québec. Elle redouble également d’efforts pour collaborer avec les associations canadiennes de l’électricité et les parties prenantes des services publics, car, en fin de compte, la transition vers l’énergie carboneutre nécessite un effort collectif.

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