L’AIEQ sort un mémoire dans le cadre de la Loi concernant la mise en œuvre de la Politique énergétique 2030

31 août 2016

L’Association de l’industrie électrique du Québec (AIEQ) a déposé son mémoire à la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles, relativement à la Loi 106 concernant la mise en oeuvre de la Politique énergétique 2030 et modifiant diverses dispositions législatives. Dans ce mémoire, l’AIEQ appuie la création de Transition énergétique Québec (TEQ), un nouvel organisme ayant le mandat de coordonner l’ensemble des programmes du gouvernement nécessaires à l’atteinte des cibles d’émissions, et propose quelques recommandations au gouvernement.

Ce projet de loi met en place les balises favorables de l’industrie électrique du Québec, notamment en ce qui a trait à l’accroissement de l’utilisation de l’énergie électrique en vue de « décarboniser » notre économie. « Les ambitions du gouvernement à l’égard de la transition énergétique de l’économie du Québec sont grandes, mais elles sont à la mesure du savoir-faire québécois qui sera mis à contribution pour réaliser avec succès cet important changement », mentionne Denis Tremblay, président-directeur général de l’AIEQ.

L’industrie électrique du Québec a contribué à créer l’avantage énergétique indéniable dont le Québec dispose aujourd’hui. L’AIEQ est d’avis que la mise en oeuvre de cette loi permettra de consolider notre position de leaders nord-américains et mondiaux en matière d’énergies renouvelables.

Le mémoire créé par l’AIEQ concerne particulièrement les aspects les plus pertinents pour l’industrie électrique du Québec : production, transport, distribution de l’énergie électrique de sources renouvelables (hydroélectricité, éolien, solaire) et utilisation rationnelle de l’énergie (l’efficacité énergétique et le développement technologique favorisent l’utilisation intelligente de l’énergie électrique, notamment par l’électrification des moyens de production et de transport).

Un regroupement nécessaire des ressources, sans dédoublement des rôles

L’AIEQ appuie la création de Transition énergétique Québec (TEQ). La décision de concentrer dans une même organisation l’essentiel des ressources financières, matérielles et humaines affectées aux programmes gouvernementaux d’aide financière liés à l’énergie assurera une meilleure coordination des programmes et mesures des différents ministères. TEQ va également favoriser un environnement propice au développement des projets et à la mobilisation de tous les intervenants.

Toutefois, l’AIEQ souligne l’importance de ne pas alourdir les processus d’approbation de la Régie de l’énergie, notamment en ce qui concerne les plans d’approvisionnement et les plans d’investissement qui en découlent. Les rôles et responsabilités de TEQ doivent être clairement définis pour éviter tout dédoublement à cet égard. Rappelons également à ce sujet que les programmes d’efficacité énergétique font partie intégrante des plans d’approvisionnement des distributeurs devant être approuvés par la Régie de l’énergie.

L’AIEQ rappelle aussi l’importance de préserver autant que possible l’efficience du processus d’autorisation des projets de transport d’énergie électrique.

La table des parties prenantes : l’industrie électrique doit en faire partie

L’AIEQ regroupe l’ensemble des forces vives du Québec dans le domaine de l’énergie électrique produite par des sources renouvelables. Ses membres contribuent à la réputation enviable du Québec en matière d’énergies renouvelables au Canada, en Amérique du Nord et dans le monde. « Il est essentiel que l’AIEQ soit considérée en tant qu’interlocuteur et invitée à participer comme membre à part entière de la table des parties prenantes », explique Denis Tremblay.

Quelques pistes à considérer pour le plan directeur de TEQ

L’AIEQ soutient que le plan directeur de Transition énergétique Québec devrait viser à :

  • maintenir la primauté de l’hydroélectricité comme filière de production d’électricité et assurer son développement au Québec, au Canada et dans le monde; la force du Québec en hydroélectricité représente la principale carte de visite pour toute entreprise québécoise du secteur de l’énergie qui souhaite accroître ses activités à l’international.
  • favoriser l’innovation technologique dans le secteur énergétique de façon à maintenir le haut niveau d’expertise que détiennent déjà les entreprises du Québec, notamment dans le domaine du transport d’énergie électrique sur de longues distances et dans celui de l’intégration de sources d’énergies renouvelables intermittentes (éolien, solaire et autres).
  • favoriser l’expansion d’une industrie électrique dont les expertises et les produits sont en grande demande dans d’autres régions du monde; le Québec dispose d’un avantage compétitif indéniable pour accroître ses exportations et contribuer à l’effort planétaire qu’impose le défi de la réduction des GES. L’exportation du savoir-faire québécois doit faire partie des préoccupations de TEQ et se refléter dans son mandat.

Pour consulter le mémoire de l’AIEQ, rendez-vous sur le site Web de l’AIEQ.

 

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