Ports de la Colombie-Britannique — accord de principe rejeté : MEQ demande la mise en place d’une loi spéciale

25-juillet-2023

À la suite du rejet de l’entente de principe qui aurait pu mettre un terme définitif à la grève des ports en Colombie-Britannique, Manufacturiers Exportateurs du Québec (MEQ) demande la mise en place d’une loi spéciale afin que les ports puissent continuer d’opérer.

Le premier arrêt des activités, causé par une grève de 13 jours ayant paralysé le plus important port au Canada, celui de Vancouver, a entraîné des répercussions importantes pour plusieurs entreprises d’ici. Une prolongation de cette grève aurait de graves conséquences selon les manufacturiers sondés entre le 10 et le 12 juillet dernier.

« Ce conflit de travail a déjà trop fortement impacté nos entreprises. Non seulement les manufacturiers du Québec sont littéralement pris en otage avec ces grèves, mais la réputation du Québec et du Canada est sérieusement mise à mal lorsque ce genre de conflits survient à répétition. C’est l’économie québécoise au complet qui en souffrira. Une loi spéciale doit absolument être votée rapidement pour que les opérations reprennent le plus tôt possible », mentionne Véronique Proulx, présidente-directrice générale de Manufacturiers et Exportateurs du Québec. 

Des impacts importants pour le Québec

Un sondage effectué auprès des manufacturiers et exportateurs québécois visant à déterminer les impacts de la grève sur les entreprises démontre qu’ils ont fortement été impactés. En effet, les coûts pour les entreprises manufacturières qui subissent des retards s’élèvent en moyenne à 135 000 $ par jour de grève, par entreprise.

Il est évalué que pour chaque jour de grève, 5 à 6 jours seront nécessaires pour absorber les retards générés par cet arrêt de travail. Cela démontre l’importance d’un retour au travail dans les plus brefs délais.

Faits saillants du sondage

  • Les perturbations touchent principalement quatre éléments dans les activités des manufacturiers :
  • Perturbation de l’approvisionnement en matières premières ou en composantes (80 %)
  • Difficulté à respecter les délais de production (52 %)
  • Augmentation des coûts de production (56%)
  • Retard dans la réception des matières essentielles (60 %)
  • Le deux tiers des répondants estiment que cette grève entraînera une conséquence directe sur leur clientèle.
  • 55 % des entreprises sondées sont actuellement touchées par la grève et 33 % seront affectées éventuellement.
  • 33 % des répondants vivront des impacts sur leurs activités si la grève perdure encore deux semaines. Ce chiffre grimpe à 60 % si le conflit dure entre deux semaines et un mois.
  • 36 % des entreprises rapportent des impacts graves, 36 % des impacts importants et 20 % des impacts modérés.

Le transport doit devenir un service essentiel

La très grande majorité des manufacturiers québécois est favorable à une intervention plus directe du gouvernement fédéral afin de résoudre le plus rapidement possible le conflit de travail.

En effet, les manufacturiers québécois sont fortement en faveur d’une solution structurante permettant d’éviter ces grèves à répétition. À titre d’exemple, une écrasante majorité de 98 % des répondants est en faveur de réformes qui permettraient au gouvernement fédéral d’imposer un arbitrage exécutoire aux travailleurs en grève, tandis que la totalité des répondants souhaite que le gouvernement traite les aspects essentiels du réseau de transport du Canada comme des services essentiels.

« Le transport doit devenir un service essentiel alors qu’une grève a le pouvoir de paralyser l’économie du Québec, et ultimement, tous les Québécois. Il faut absolument que le gouvernement trouve des solutions pérennes permettant de prévenir ce genre de situation », soutient Mme Proulx.

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