Les syndicats des métiers du bâtiment du Canada lancent un plan d’action pour la réconciliation avec les peuples autochtones afin de promouvoir l’égalité des chances, le partenariat et la responsabilité dans le secteur des métiers spécialisés

8-juin-2026

Les Syndicats des métiers de la construction du Canada (SMCC) ont annoncé la publication de leur Plan d’action pour la réconciliation avec les Autochtones (IRAP), un cadre national structuré visant à favoriser la participation, le leadership et les opportunités économiques des Autochtones dans l’ensemble du secteur de la construction syndiqué.

Dirigé par Lindsay Amundsen, directrice du développement de la main-d’œuvre au sein de la SMCC, et en partenariat avec Mokwateh, un cabinet de conseil détenu par des Autochtones, l’IRAP établit une approche coordonnée et sectorielle de la réconciliation, en fournissant des outils pratiques, des engagements clairs et des parcours mesurables aux affiliés de la SMCC et aux conseils provinciaux afin de renforcer les relations avec les communautés autochtones et d’élargir l’accès aux carrières dans les métiers spécialisés.

L’IRAP s’appuie sur l’adoption par la SMCC, en 2017, de l’appel à l’action n° 92 de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, réaffirmant ainsi ses engagements en faveur d’une consultation significative, d’un accès équitable à l’emploi et à la formation, ainsi que de l’éducation sur l’histoire, les droits et les cultures autochtones.

« Nous sommes à un moment décisif pour les métiers spécialisés au Canada », a déclaré Sean Strickland, directeur général de la SMCC. « Avec des investissements sans précédent dans les infrastructures, nous avons la responsabilité de veiller à ce que l’engagement et le partenariat avec les Autochtones soient intégrés sur chaque chantier et dans chaque communauté. Le Plan d’action pour la réconciliation avec les Autochtones des syndicats des métiers du bâtiment du Canada est cette voix nationale unifiée. »

L’IRAP repose sur quatre piliers stratégiques :
  • Participation à la main-d’œuvre : élargir l’accès des Autochtones aux métiers grâce à des parcours de formation, des partenariats et des actions de sensibilisation ciblées.
  • Apprentissage et engagement : renforcer la sensibilisation culturelle, la formation et le partage des connaissances au sein du réseau de la SMCC.
  • Réconciliation économique : accroître la participation des Autochtones aux marchés publics et aux chaînes d’approvisionnement des grands projets.
  • Représentation : renforcer le leadership et la gouvernance autochtones au sein de la SMCC afin de garantir la responsabilité et des progrès durables.

Ensemble, ces piliers définissent 41 engagements concrets que la CBTU doit réaliser d’ici 2029, allant de l’élaboration de programmes de pré-emploi adaptés à la culture et de politiques d’approvisionnement autochtones à la création d’un comité consultatif autochtone et à l’intégration de la réconciliation dans les structures de gouvernance de la SMCC.

« Ce plan est un engagement formel né de l’écoute, de l’apprentissage et du travail aux côtés des communautés autochtones et de nos membres à travers le pays », a déclaré Robert Kucheran, président du Conseil exécutif canadien de la SMCC. « L’IRAP rassemble les meilleures pratiques et établit un cadre clair et responsable pour des progrès significatifs, un cadre auquel nous invitons nos partenaires à adhérer, à remettre en question et à nous aider à faire avancer. »

L’IRAP est conçu pour être flexible et évolutif, permettant aux affiliés et aux conseils provinciaux d’adopter et de mettre en œuvre ses orientations quel que soit leur point de départ. Il comprend des outils pratiques, des modèles et des cadres d’engagement qui rendent le partenariat avec les Autochtones réalisable dans divers contextes régionaux.

En plus de faire progresser la réconciliation, l’IRAP représente un investissement stratégique dans l’avenir du secteur de la construction au Canada ; il soutient l’offre de main-d’œuvre à long terme, le développement du leadership et le renforcement des relations entre l’industrie et les nations autochtones.

L’IRAP intègre en outre la responsabilité au plus haut niveau de l’organisation, notamment par le biais de rapports annuels sur les progrès réalisés, la création d’un comité consultatif autochtone relevant du conseil d’administration et la désignation d’un responsable des relations avec les Autochtones chargé de coordonner la mise en œuvre.

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