Les industries électriques nord-américaines demandent aux négociateur·rice·s de l’ACEUM de renouveler et de renforcer le cadre commercial continental
11-avril-2026
L’Électro-Fédération Canada (ÉFC), la National Electrical Manufacturers Association (NEMA) et la Cámara Nacional de Manufacturas Eléctricas (CANAME), les associations commerciales représentant collectivement les fabricants de produits électriques de l’Amérique du Nord, se sont réunies aujourd’hui pour demander au ministre responsable du Commerce Canada–États-Unis, Dominic LeBlanc, au Bureau du représentant américain au commerce (USTR), l’ambassadeur Jamieson Greer, et au secrétaire à l’Économie du Mexique, Marcelo Ebrard, d’améliorer, de renforcer et, finalement, de renouveler l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) (également connu sous le nom d’USMCA) avant l’examen de juillet 2026.
Dans leur lettre commune, Carol McGlogan, présidente et cheffe de la direction de l’ÉFC, Debra Phillips, présidente et directrice générale de la NEMA, et Aquiles Manuel López, président de la CANAME, dont les industries représentent les piliers des systèmes électriques canadien, américain et mexicain, confirment que l’ACEUM « a renforcé les chaînes d’approvisionnement régionales et créé des emplois dans les trois économies [nord-américaines] grâce à un cadre commercial moderne avec des règles d’origine claires, des mécanismes de règlement des différends et un programme qui facilite le commerce ».
Selon une analyse de la NEMA, environ un tiers des composants qui entrent dans la composition d’un centre de données d’IA sont fabriqués par des fabricants de produits électriques. Chaque nouvelle usine, chaque nouveau centre de données et chaque mégawatt de capacité de réseau supplémentaire nécessite un approvisionnement fiable et sûr en produits électriques, des produits que l’ACEUM a rendu plus rapides, moins chers et plus résistants à l’approvisionnement auprès des producteurs nord-américains.
De plus, les auteur·e·s de la lettre attribuent à l’accord trilatéral (en vigueur depuis juillet 2020) le mérite d’avoir aidé les industries électriques du continent à « réduire considérablement leur dépendance à l’égard des importations de produits électriques en provenance de l’extérieur de l’Amérique du Nord ». Selon une mesure, les fabricants américains de produits électriques ont réduit leur dépendance collective à l’égard des matériaux en provenance de la Chine de plus de 49 % depuis 2018, tout en investissant plus de 185 milliards de dollars dans la capacité de production nationale au cours de la même période.
L’ACEUM est l’un des accords commerciaux les plus importants au monde, couvrant près de 2 000 milliards de dollars d’échanges de biens et de services entre des pays qui représentent environ 30 % de l’économie mondiale. En juillet 2026, le Canada, les États-Unis et le Mexique doivent procéder à un examen officiel de l’accord.
Dans leur lettre commune, l’ÉFC, la NEMA et la CANAME, dont les industries emploient collectivement plus de 890 000 travailleur·euse·s, réaffirment que l’ACEUM « a été et devrait continuer à être une pierre angulaire de la compétitivité régionale » et qu’il « peut être amélioré et renforcé par cet examen ». À cette fin, l’ÉFC, la NEMA et la CANAME demandent aux négociateur·rice·s d’utiliser l’examen de 2026 pour faire avancer trois priorités spécifiques :
- Renforcer l’harmonisation des normes techniques en consolidant les travaux du Council for Harmonization of Electrotechnical Standards of the Nations in the Americas (CANENA) et des organisations nord-américaines d’élaboration de normes.
- Améliorer les règles d’origine, en consultant l’industrie sur toute modification des règles d’origine.
- Éliminer l’incertitude politique et la fragmentation potentielle du marché en préservant la structure trilatérale de l’USMCA.
Le texte intégral de la lettre commune est disponible ici.
Pour en savoir plus, cliquez ICI




