Imprimer

Marcos-Simard_400.gifLine Goyette

Marcos Simard a récemment été nommé directeur général de WESCO et Anixter EES Montréal ( Electrical & Electronic Solutions ). Ce jeune gestionnaire, diplômé de l’Université du Québec à Trois-Rivières en Administration des affaires et détenteur d’un diplôme de l’Université Laval en Gestion des technologies de l’information, ne semble pas né pour un parcours professionnel sans soubresauts. Parfait pour un coureur de cross-country et de marathons comme lui. Ce jeune gestionnaire est sans contredit un très grand optimiste et la taille des défis qui jalonnent la fusion de ces deux géants en temps de pandémie ne l’effraient pas. 

Marcos est à l’emploi de WESCO depuis 2015. Nous nous rappelons qu’en 2020, WESCO voulait se porter acquéreur d’Anixter, mais le Commissaire à la concurrence a exigé que WESCO vende sa division utilité de services publiques au Canada ainsi que son entreprise canadienne associée à la distribution de produits de communication de données. « Nous avons l’intention d’assumer notre position comme distributeur qui peut offrir des solutions électriques et de télécommunications. Notre nouvelle entité favorise l’interrelation entre les divisions, WESCO et Anixter. Avec nos deux entités fusionnées, nous pouvons fournir une offre globale à nos clients, des solutions électriques et de télécommunications. » 

Il connaît bien le marché de la télécom dont WESCO a dû se départir puisqu’il a dirigé cette division au Québec de 2015 à 2019. « Puis, j’ai eu une opportunité pour remplacer le directeur général de WESCO à Montréal. Ce poste, c’était la possibilité d’avoir un contact quotidien avec les clients et de gérer une équipe. C’était et c’est toujours de l’adrénaline pure, il y a toujours des défis à relever, des solutions à trouver, » parce que bien sûr, si son mariage en 2019 était prévu, la pandémie en 2020 alors qu’il débutait dans son nouveau poste de directeur général ne l’était pas et elle a évidemment apporté son lot de défis particuliers. 

Et parlant de défis, quelques mois avant la naissance de son premier enfant au début de l’été 2021, il a confiance en l’avenir vous disais-je, il est nommé directeur du bureau WESCO et Anixter EES Montréal. Je lui demande donc quels sont ses nouveaux défis et ce qui sera différent avec cette fusion.   

Qu’est-ce qui sera différent

Je pense que ça va être intéressant parce que nous réunissons deux entreprises de classe mondiale, nous allons créer une nouvelle entité avec les fabricants et les clients. Notre groupe a doublé, nous avons une nouvelle synergie qui nous permettra d’offrir un meilleur service à notre marché. Avant la fusion des deux entités, j’étais en concurrence avec Anixter. Je connaissais donc un peu l’entreprise et je sais que nous avons des cultures similaires, ce qui rendra la fusion plus facile. De plus, les deux entreprises ont connu un changement générationnel, notre moyenne d’âge est dans la trentaine et nous avons des gestionnaires d’expérience. Nous avons donc un mélange idéal de connaissances et d’expériences et c’est avec cette force que nous mettons en place l’avenir de notre compagnie, pour le marché, ce sera excellent. 

Qu’est-ce qui dans votre formation et expérience vous a amené au poste que vous occupez aujourd’hui

Marcos a toujours été intéressé par les télécoms. Après une expérience de travail en Nouvelle-Zélande avec une importante entreprise en télécoms, il complète sa formation en gestion des technologies de l’information. « Mon père était entrepreneur général, j’ai grandi sur les chantiers de construction et j’ai toujours été fasciné par les projets majeurs et depuis mon arrivée chez WESCO, la division Datacom était très liée à la division électrique. J’ai toujours été proche des entrepreneurs, la transition vers la direction générale de WESCO n’a pas été difficile, on se fréquentait déjà.

Sur la question du mentorat

Sans aucune hésitation, il me répond que le mentorat est essentiel dans une entreprise. « J’ai eu la chance de participer à différents programmes de mentorat chez WESCO, j’ai même eu un marathonien comme mentor. C’est essentiel que les gens de la haute direction appuient les jeunes. Je ne pense pas que l’on puisse parler de self made person.  Ce que nous sommes c’est la somme de l’expérience des autres qui nous ont précédé et formé. » 

Les technologies et les tendances qu’il voit poindre

Assurément les contrôles d’éclairage et l’automatisation industrielle. Nous voyons également une réelle tendance du côté des énergies vertes, notamment avec les bornes électriques. Il note en soulignant son intérêt que le building vert et les différentes certifications qui y sont associées sont maintenant imbriquées dans tous les projets. 

Son message à la nouvelle génération

Les jeunes dans l’industrie, Marcos y croit. Il siège d’ailleurs sur le conseil d’administration du Réseau des jeunes professionnels de l’ÉFC. « Quand je suis arrivé chez WESCO, à 27 ans, j’étais l’un des plus jeunes de l’équipe. Tant chez WESCO que chez Anixter, la transition générationnelle a eu lieu comme je le soulignais plus tôt et la pérennité de notre industrie est assurée. Les modèles de leadership changent, il faut plus que jamais être très agile et faire preuve de souplesse. Il faut être à l’écoute. Nous avons aussi pris le virage de la diversité, il n’existe plus un modèle unique d’employé. » Il est lui-même issu de la diversité ethnique, sa mère est latino-américaine, son père québécois d’origine. « Cette diversité a été fondatrice pour moi. » 

Le domaine électrique est un domaine où les gens qui veulent réussir peuvent y arriver. Dans l’industrie, il existe de nombreuses compagnies qui sont présentes depuis plusieurs générations, qui ont une empreinte économique sur le marché. C’est un environnement idéal pour développer une carrière enrichissante », conclut-il. 

Crédit photo: Crémeux photo