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canada400.jpgEn raison des mesures prises à grande échelle pour limiter la propagation de la COVID-19, l'économie canadienne s'est contractée de près d'un cinquième (-18,2 %) en mars et en avril 2020, ce qui constitue le plus important recul observé à ce jour.

À la fin du mois de mai, de nombreuses entreprises avaient commencé à s'adapter à la nouvelle réalité en ayant recours au télétravail, en réduisant les heures d'ouverture, en licenciant du personnel ou en présentant des demandes de soutien financier au gouvernement ou d'allègement des loyers. Lorsque les restrictions liées à la pandémie de COVID-19 ont progressivement été assouplies, le climat des affaires a commencé à s'améliorer.

Les mois subséquents ont mené à une amélioration de l'activité économique; toutefois, la recrudescence des cas de COVID-19 et le retour à des fermetures partielles dans plusieurs provinces au cours de l'hiver ont fait en sorte que les entreprises doivent continuer à relever des défis et à composer avec l'incertitude. Le produit intérieur brut réel a légèrement augmenté de 0,1 % en décembre, ce qui représente une huitième hausse mensuelle d'affilée. L'activité économique totale affichée en décembre a été inférieure d'environ 3 % au niveau enregistré en février 2020, avant la pandémie.

De la mi-janvier à la mi-février, Statistique Canada a mené l'Enquête canadienne sur la situation des entreprises. Cette dernière permet de recueillir des renseignements sur les attentes des entreprises concernant la suite des choses et sur les répercussions récurrentes de la pandémie sur les entreprises au Canada.

Au cours des trois prochains mois (voir la note aux lecteurs), plus des deux cinquièmes des entreprises s'attendaient à une diminution de leur rentabilité, près du tiers s'attendait à un recul de leurs ventes, plus de 1 entreprise sur 10 prévoyait hausser ses prix et près des trois quarts des entreprises s'attendaient à conserver le même nombre d'employés. En 2020, près du tiers des entreprises ont enregistré un recul d'au moins 30 % de leurs revenus par rapport à 2019. Les entreprises se préoccupent de leur survie et anticipent devoir faire face à divers obstacles à court terme.

De nombreuses entreprises s'attendent à une baisse de leur rentabilité à court terme

Plus des deux cinquièmes (41,8 %) de toutes les entreprises et près des trois cinquièmes (56,4 %) des entreprises dans les services d'hébergement et de restauration s'attendaient à une diminution de leur rentabilité au cours des trois prochains mois. À l'inverse, 8,3 % des entreprises s'attendaient à une croissance de leur rentabilité, surtout dans le commerce de gros (13,3 %) et le commerce de détail (12,8 %).

Près du tiers (30,6 %) des entreprises s'attendaient à une diminution de leurs ventes au cours des trois prochains mois. Près de la moitié des entreprises dans les services d'hébergement et de restauration (49,2 %) s'attendaient à une baisse de leurs ventes.

Plus de 1 entreprise sur 10 (14,0 %) prévoyait hausser ses prix au cours des trois prochains mois, en baisse par rapport au cycle précédent de l'enquête, lors duquel près du cinquième des entreprises (18,1 %) prévoyaient hausser leurs prix. Les entreprises du commerce de gros (27,5 %), de la fabrication (23,3 %) et du commerce de détail (21,2 %) étaient les plus susceptibles de prévoir hausser leurs prix.

Un peu plus de 7 entreprises sur 10 (70,6 %) s'attendaient à conserver le même nombre d'employés au cours des trois prochains mois, en baisse par rapport à près des trois quarts des entreprises (74,1 %) au cycle précédent. Par ailleurs, 11,7 % des entreprises s'attendaient à réduire leur effectif, pourcentage qui est presque inchangé par rapport à celui de 10,4 % observé lors du cycle précédent. Dans les services d'hébergement et de restauration, près du tiers des entreprises (29,6 %) s'attendaient à réduire leur effectif au cours des trois prochains mois, en hausse par rapport près du quart (22,5 %) des entreprises dans cette situation lors du cycle précédent.